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Il y a quelques temps, j’avais écrit sur le fait de ne pas savoir de quel monde je suis, depuis j’ai continué à réfléchir sur la question, tout en continuant mes tours sur le net et les discussions sur le sujet pour pousser plus loin ma réflexion…

Et donc franchement, même si je suis une femme de nature soumise, je ne me sens pas de ce monde, de cette « communauté » du BDSM, du moins pas entièrement, loin de là d’ailleurs, je suis d’ici et d’ailleurs, peut être surtout d’ailleurs… Dans le monde BDSM, il y a trop de choses qui me chatouillent pour que je puisse m’y sentir chez moi totalement. Tout ce qui suit est bien entendu que mon opinion personnelle, chacun à la sienne, certains seront d’accord avec moi, d’autres auront peut être des envies de lapidation à mon encontre pour avoir osé critiquer ce si merveilleux monde… Mais chacun est libre de penser et de dire ce qu’il pense surtout et étant un peu chez moi tout de même, je ne vais pas me gêner…

Ce monde n’est, pour moi, que poudre aux yeux et belles paroles la plupart du temps… Au début, il est très attrayant, c’est un peu le monde des bisounours, on y prône tant de belles valeurs, de bienveillance, ça donne envie, ça fait rêver mais quand on gratte le beau vernis, ça change de note et on remarque que ce monde n’est absolument pas différent des autres… Forcément, j’ai grandi entre mes 1eres envies de soumission à peine comprises et aujourd’hui, quelques années sont passées et même si toutes ces années, je ne les ai pas passées à me soumettre, ça ne m’a pas empêché de réfléchir, de lire…

Un monde de liberté… les gens qui disent ça sont ils conscients de ce qu’ils disent ? Un monde de liberté, oh oui, si on fait tout bien comme il faut, si on rentre bien dans le moule… Mais ne critiquent-ils pas le monde vanille, si étriqué, si plein de normes ? C’est drôle non ? quand on y pense … Ils quittent un tel monde car le fonctionnement ne convient pas à leurs envies de liberté et ils plongent direct dans un nouveau moule… Il n’y a qu’à voir à quel point les fameuses 12 règles de la soumise sont devenues un dogme pour beaucoup, j’en avais d’ailleurs déjà parlé dans un autre article il y a un petit moment de ça… Vous me direz la véritable liberté est de choisir de qui on portera les chaînes… Ce n’est pas faux, c’est sûr, je l’ai d’ailleurs fait, j’ai choisi les chaînes de mon Maître mais surement pas celles de ce monde… J’ai du mal à me dire que le BDSM soit un monde de liberté, pas avec autant de codes, de protocoles etc il est aussi étriqué que les autres… Mais je reconnais que c’est un monde qui sied mieux de part l’ouverture d’esprit sur la diversité des pratiques, il y a pas de gêne à dire j’aime être fouettée ou … Mais certains se sentent tellement libres qu’ils en oublient que la liberté des uns s’arrête là où commence celles des autres.

Un monde d’ouverture d’esprit… euh là encore c’est un peu raté, en surface oui, mais si on sort des clous, on a le droit à des remarques du genre « c’est pas bdsm ça » oh pardon monsieur l’agent… et puis la phrase « A chacun son BDSM » est belle, encore faudrait il que tout le monde la pense réellement, ne la dise pas parce que c’est politiquement correct et la comprenne surtout… Les pratiquants sont peut être plus ouverts sur les pratiques, mais bien souvent, j’ai l’impression que ça ne va pas plus loin. Et pour moi, une relation D/s ce n’est pas une suite de pratiques ou des parties cul, c’est bien plus profond que ça (sans mauvais jeux de mots), c’est une relation humaine.

Un monde de respect… là pour moi c’est le pire… oui, si on est dom, si on est soumis, ça se corse déjà et les switchs eux, je ne sais pas, les pauvres, certains les considèrent comme des « sous races »… Alors tout le monde va crier « ah mais si on respecte les soumis(es) comment peux tu écrire une chose pareille ?! » Et ben avec mes petits doigts et un clavier… alors je ne dis pas qu’il n’y a aucun respect envers les soumis, non, mais il faut que les soumis respectent plus les dom car ils sont dom, ce qui implique donc que les soum sont moins respectés car ils sont soum… CQFD

Sauf que dans mon monde à moi, ça ne marche pas comme ça, le respect de l’humain passe avant tout le reste et surtout avant une histoire de statut qu’il soit « chocolat », social… Je ne vais pas mettre quelqu’un sur un piédestal tout ça parce qu’il se présente comme dominant… Il a travaillé pour ça ? Est ce que j’ai travaillé pour être soumise ? Non, je le suis c’est tout, tout comme lui. Par contre, être une personne intègre, honnête, qui sait prendre ses responsabilités, qui reste droit dans ses bottes, qui ne change pas de sens à sa veste en fonction d’où vient le vent, ça ça demande du boulot, et ça ça mérite le respect. Et c’est la dessus, les qualités morales, humaines, que je me fais une idée pour savoir si oui ou non telle ou telle personne mérite plus de respect ou si au contraire elle en mérite moins, mais pour ça, il faut que je puisse connaître un minimum la personne que j’ai en face de moi, je ne risque donc pas d’avoir envie de faire preuve d’un respect accru devant qui que soit si j’allais un jour en soirée ne connaissant pas les participants…

Un monde de respect dans lequel on se moque bien souvent de choquer les gens dit « vanilles », ben oui, c’est bien connu, ce sont tous des gens coincés , ce n’est pas de notre faute si ça les choque… Mais seriez vous contents d’être le spectateur de quelque chose qui ne vous plait pas ou qui pourrait choquer vos enfants? tout ça parce que pour ces personnes là ça n’a rien de choquant? Je me souviens particulièrement d’un témoignage que j’ai lu et où la personne soumise racontait avec fierté son exhibition face à une vendeuse de chaussures (qui n’avait rien demandé à personne et surtout pas de se retrouver face au sexe de la cliente) était félicitée, était jugée comme étant une bonne soumise…  ou alors des témoignages d’exhibition dans des lieux de culte, je ne suis pas croyante, mais j’ai un minimum de respect pour ceux qui ont de telles croyances et je n’irais surement pas jouer dans ce genre de lieux. rares ont été ceux qui comme moi étaient plutôt choqués de cette façon de faire… le truc c’est que si on ose émettre une opinion négative sur ce genre de pratiques, on se fait traiter de coincés, de vanilles (comme si c’était une insulte), d’intolérants, de petits joueurs, et j’en passe et des meilleurs…. Je ne vois aucun intérêt à forcer les gens à être témoins de notre façon de vivre ou de nos pratiques, ce n’est surement pas comme ça qu’on pourra faire avancer la cause des relations D/s.

Un monde de tolérance, on ne juge pas…  oh ben non alors, il ne faut pas juger, c’est mââââââl ! Et qu’est ce qu’on voit sur le net ? des articles assassins sur d’autres blogueurs du milieu, des articles qui jugent sans preuve ! Et puis tout le monde ou presque est d’accord que l’on ne doit pas juger les soumises des autres car le seul qui peut juger de la valeur de la soumise est son Maître… donc on fait quoi ? On attend que les histoires D/s se terminent pour le faire, ben oui, comme ça on ne va pas contre ce que l’on prône et surtout il y a moins de risques de se prendre une soufflante par le Maître de la dite soumise… et puis c’est peut être bien plus jouissif de « frapper » une personne à terre, bon ça reste une image mais l’esprit est tout de même là… et les forums, réseaux sociaux etc ne sont pas mieux…

Un monde qui dit qu’on ne doit pas juger, qui hurle qu’on juge comme des pervers les pratiquants du BDSM mais ceux ci ne se gênent pas pour juger les vanilles, je ne suis pas la dernière à dire que je trouve que la pure vanille, c’est « fade » à mon goût, mais voilà, c’est mon goût et je ne les fustige pas pour autant, s’ils sont heureux en quoi ça nous regarde leur façon de vivre… Je ne veux pas faire ma rabat joie, mais le respect ça marche dans les 2 sens…

Un monde avant-gardiste car il s’oppose et nous aide à nous libérer de tout ce que l’on nous met de « force » dans la tête pour être de bons petits moutons, ou au nom de la bonne morale… Sur ça, je suis d’accord, mais ce monde avant-gardiste refuse toute évolution, il faut bien rester dans les clous, sinon on se fait taper sur les doigts par les « grands » de ce monde…

On en dit aussi que c’est un monde de maîtrise, de part la maîtrise de soi… j’espère que ça l’est dans les couples puisque après tout c’est le plus important, mais dans la relation entre pratiquants ce n’est pas ce qui transparaît le plus…

Le BDSM serait pour beaucoup une philosophie de vie, et bien moi ça commence à me faire peur avec tout ce que je peux lire … alors je vais rester dans mon monde avec ma philosophie de vie qui ne change pas que je sois en mode « vanille » ou « chocolat » car je suis et je reste toujours entièrement moi. 

Je sais qu’il faut de tout pour faire un monde, qu’il y a dans tous les mondes, le pire comme le meilleur, mais je ne peux pas faire parti d’un monde qui voudrait que j’oublie mes convictions profondes surtout en ce qui concerne le respect, la valeur de l’humain. On va me dire que c’est théâtralisé, que c’est du jeu de rôle, peut être, mais moi je ne joue pas à la soumise, je suis la soumise de mon Maître mais je reste aussi et surtout une femme, un être humain qui veut rester en accord avec elle même.

Ce monde me donne l’impression d’avoir été fait par et pour des doms, je sais que nos relations sont inégalitaires par nature et c’est ce que j’aime dans NOTRE relation, dans NOTRE intimité, mais est ce une raison pour oublier que les soum ont autant le droit au respect et n’ont pas à « ramper » devant tout être portant l’étiquette de dom ?

Alors oui, je vis une relation D/s, je suis très heureuse dans ma vie de soumise, mais je ne peux pas dire que je fais à 100% partie de ce monde, j’y ai des atomes crochus, c’est tout.

Ma soumission n’est tournée que vers un seul homme et je n’ai aucune envie de la distiller comme si elle ne valait pas plus que des cacahuètes, tout ça parce que c’est écrit que c’est comme ça qu’il faut se comporter quand on est une « vraie, bonne soumise ». Mais je m’en moque  car je suis LA soumise DE et que tant que je Lui conviens comme ça, tout va bien …  Ma nature soumise est une composante de moi, mais je ne suis pas composée que de cette partie, je suis un tout, donc je n’ai pas envie que l’on me traite seulement en fonction d’une de mes composantes qui en plus ne regarde personne d’autre que mon Maître et moi. Je ne dois rien aux autres membres de la communauté BDSM pas plus qu’ils ne me doivent quelque chose, mise à part le respect dû à tout un chacun.

Après je peux comprendre que certaines choses qui me dérangent au plus haut point ne titillent pas du tout d’autres personnes, qu’ils puissent aimer tout le coté théâtrale qui les font sentir à leur place dans la communauté, voir même peut être  que ça les conforte dans leur statut, mais perso, je n’ai pas besoin de ça, de cette « approbation » pour savoir qui je suis, je me connais assez pour le savoir et seul l’avis de mon Maître compte et je n’ai rien à prouver à qui que soit d’autre que Lui.

Et je réalise aujourd’hui après relecture d’un très vieil article où je parlais de ce qui me plaisait dans le BDSM que tout était dans le coté intime de la relation de couple et rien dans le coté appartenance à une communauté.

Je continue néanmoins à lire à droite et à gauche, à discuter, commenter quand les sujets me parlent, découvrir de nouvelles pratiques, réfléchir sur certains sujets mais je ne me sens pas le besoin de faire partie de cette communauté, de me rendre à des soirées et surtout pas d’obéir à ses codes. Mais je sais qu’elle est aussi composée de personnes intéressantes et réfléchies qui peuvent me faire évoluer dans mon cheminement personnel, même s’ils ne le savent pas. Mais je préfère rester sans attache réelle et être un électron libre, je suis comme ça à 100% en accord avec moi même.

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34 Commentaires

  1. Jean Paul

    21 février 2017 à 22 h 37 min

    Bonsoir elenna

    Ça fait longtemps que je ne n’était pas venu je m’en excuse

    J’ai beaucoup apprécié cet article
    Car c’est vrai qu’à heure actuel les jugements pour un oui ou pour un non sont légion
    Que ce soit le monde dit vanille ou chocolat
    Connais tu le site fetlife ??
    Tu pourrais aimez ce site ce site est le plus sérieux pour moi

    Pour moi il n’y a pas de norme à avoir dans une relation d/s seul compte le plaisir que les 2 partie en retire
    Et aussi la partie sexuelle de ma relation d/s n’ai pas la plus importante
    C’est le cadre qui est le plus important enfin pour moi

    Je vous souhaite une très bonne soirée elenna

    Répondre

    • Elenna

      21 février 2017 à 22 h 47 min

      Bonsoir Jean Paul,

      ça faisait en effet longtemps que tu (c’est aussi simple et ça évite de se mélanger les crayons ;) ) n’as pas commenté, je suis contente de te relire.
      Fetlife, je n’y ai pas de compte, mais j’en entend parler régulièrement…
      Je ne voulais pas parler de la norme à l’intérieur de la relation, ça tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire  » à chacun son BDSM », mais je parlais des normes que les pratiquants devraient utiliser entre eux, alors qu’ils ne se connaissent ni d’adam ni d’ève, je n’adhère pas et ne compte pas m’y plier, sauf si mon Maître m’y oblige… enfin bref, ça plus tout le reste…

      Je te souhaite aussi une très bonne soirée
      Elenna

      Répondre

  2. soumiseamazone

    22 février 2017 à 6 h 55 min

    Bonjour Elenna,

    Juste une évidence, vous pratiquez comme vous aimez et puis c’est tout :-)
    Perso, je ne vais que très peu sur le net. Je suis les blogs qui m’intéressent et zappe si ce n’est pas le cas. Pour le coup, je ne connais pas cette communauté dont tu parles. Si elle existe, c’est chouette pour les personnes qui s’y sentent bien.
    Il y a tellement d’humains sur cette planète qu’on finit toujours par trouver des personnes avec qui on partage suffisamment pour se sentir en connexion. Et en même temps, on n’est pas obligé non plus d’avoir envie de rencontrer d’autres personnes (en réel ou en virtuel). Bref, chacun sa vie, ses idées, ses façons de faire.
    Je dis ça mais nous sommes un peu du genre « socialement sélectif » avec mon Maître. Ce qui fait qu’on n’a que très peu de connexions, donc difficile pour moi de commenter plus ton article. Je n’en connais pas assez sur les commentaires des uns et des autres, lol :-)

    Bises,
    amazone

    Dernière publication sur Soumise Amazone, Journal très intime d'une soumise, écrit pour son Maitre : Connexion

    Répondre

    • Elenna

      22 février 2017 à 9 h 37 min

      Bonjour Amazone,
      Oui c’est une évidence, je n’ai pas écrit cet article parce qu’il avait une influence sur notre relation que j’aurais désapprouvé.
      Je voulais juste pouvoir parler de mon ressenti face à ce monde que beaucoup juge merveilleux… et cette communauté existe puisqu’elle se regroupe que ce soit sur le net ou IRL… et c’est donc pour tout ce que j’ai souligné que je ne suis pas du tout attirée par les soirées, déjà je ne suis pas spécialement sociable et puis aucune envie de subir le protocole…

      Je te souhaite une bonne journée également

      Bises
      Elenna

      Répondre

      • soumiseamazone

        22 février 2017 à 17 h 47 min

        Je parlais de la communauté que tu décris (les jugements envers les « vanilles », les attitudes que tu n’aimes pas, etc…) ;-) Celle-ci, je ne la connais pas.
        Ne te mets pas martel en tête si tu n’aimes pas les soirées et les protocoles :-)

        Bises,
        amazone, esclave novice de Maître Alpha

        Dernière publication sur Soumise Amazone, Journal très intime d'une soumise, écrit pour son Maitre : Connexion

        Répondre

        • Elenna

          22 février 2017 à 20 h 22 min

          et ben tu as bien de la chance, ou c’est moi qui n’en ai pas, au choix… car peu importe où j’ai pu aller me balader sur le net, je n’y ai jamais échappé…

          et je ne me mets pas martel en tête, je n’aime pas les soirées et le protocole « extérieur », par contre, j’adore interne :)

          Répondre

          • soumiseamazone

            23 février 2017 à 10 h 22 min

            lol, ce n’est pas de la chance, juste du tri sélectif :-)

            Dernière publication sur Soumise Amazone, Journal très intime d'une soumise, écrit pour son Maitre : Connexion

            Répondre

            • Elenna

              24 février 2017 à 0 h 06 min

              Je fais du tri sélectif, très selectif même dans les personnes que j’accepte en contact privé. Mais là je parlais d’observations larges…

              Répondre

  3. devine

    22 février 2017 à 16 h 25 min

    comme toujours un article bien pensé et qui nous amène à réfléchir en profondeur. Je partage ce sentiments de norme imposée.
    Mais je me demande si finalement cette norme n’est pas nécessaire à l’humain comme un point de ralliement.
    La liberté on en parle tout le monde la veut mais au final ca fait peur. le bdsm permet de sentir une appartenance à un groupe plus large et de répondre en partie à qui suis je ?

    Répondre

    • Elenna

      22 février 2017 à 16 h 36 min

      je suis assez convaincue que la liberté fasse peur à beaucoup, qu’ils puissent du coup avoir besoin de faire partie d’une communauté, c’est rassurant après tout de ce dire qu’on n’est pas les seuls à avoir ce genre de gout hors normes, qu’on n’est pas seuls à avoir cette « perversion », mais est ce une raison pour vouloir nous imposer certaines choses à tout le monde? le protocole au sein des relations, oui bien sur quand ça parle aux 2 mais hors relation, pourquoi? et puis une fois qu’on a remarqué que non on n’est pas seul à avoir ce genre d’envie, on devrait être suffisamment rassuré pour ne pas tout cautionner…
      et puis il faut arrêter de valoriser des choses qui n’existent que dans l’imagination de certains, ou alors ils sont bien comme ça et ne cherchent pas à voir les choses réellement… je ne sais pas. mais moi on ne me fera jamais dire que ce monde est mieux qu’un autre, il n’est pas plus respectueux, plus honnêtes etc il est différent c’est tout. Au début, je l’ai cru, mais ça m’a passé parce que j’aime bien gratter le vernis, histoire de voir ce qui se cache dessous…

      Répondre

  4. dame de C

    22 février 2017 à 16 h 33 min

    Bonjour Elenna,
    Il est certain que dans une relation D/s en 24/7 N/nous restons avant tout des individus avec N/nos particularités. Au départ il y a la découverte de ce monde par les lectures, les écrits, les blogs etc…, puis peu à peu N/nous N/nous l’approprions pour ce que N/nous sommes, comme N/nous le ressentons. La part de vanille existe, il faut savoir doser en restant soi, se sentir être à S/sa place.
    Aller dans les rencontres et soirées n’est en rien une obligation, de N/notre côté N/nous y songeons, mais pour l’instant N/nous N/nous heurtons à des obstacles d’ordre personnels. Après chacun agit à S/sa guise avec S/ses convictions. Pour N/nous le grand bénéfice de cette relation est justement dans une plus grande ouverture d’esprit, d’un respect général des autres (tous mondes confondus) et d’une meilleure expression de ce que N/nous sommes…
    Bonne journée à V/vous.

    Répondre

    • Elenna

      22 février 2017 à 16 h 43 min

      Bonjour Dame de C,
      Il n’est pas question de relation 24/7 ou non, il est question d’humains attirés par ce monde, quelque soit leur statut, leurs envies, et dans cet article, je ne parle pas de la relation de couple en elle même, mais plutôt du monde BDSM en général, de ce qu’il m’inspire après des années à lire, à l’observer, d’abord, puis à échanger.
      Le respect, l’ouverture d’esprit etc oui dans les couples, mais en dehors, je ne le vois pas des masses…

      Je vous souhaite aussi une bonne journée
      Elenna

      Répondre

      • dame de C

        22 février 2017 à 17 h 50 min

        Merci de ces précisions, je voulais dire qu’en débutant une relation D/s il est bon de s’informer sur ce monde pour en comprendre les « mécanismes », après comme ils sont des humains comme le reste de la population , nous retrouvons les mêmes travers. Il y a de belles personnes partout, je garde l’espoir que le fait de se découvrir et de s’accepter tel que l’on permet à tout un chacun d’évoluer et d’éprouver de la bienveillance envers autrui quel qu’il soit sans jugement. N/nous le verrons le jour où N/nous rencontrons d’autres personnes, je suis curieuse, oui, d’échanger, cela peut être riche, mais …pour ma part qu’importe du moment que je suis la soumise que mon Maître veut que je sois …Mon Maître trace Sa route sans se préoccuper de l’opinion des autres.

        Répondre

        • Elenna

          22 février 2017 à 20 h 32 min

          je suis d’accord, il est bon de s’informer quand on débute.
          Et oui, ils sont humains, donc il y a les mêmes travers, alors à quoi bon jouer les hypocrites et dire qu’ici c’est le monde merveilleux des bisounours et proner tant de belles valeurs?elles sont proner partout et ce n’est pas pour ça que c’est respecté… ça me donne juste l’impression de vouloir passer pour un monde élitiste…Redescendons un peu sur terre… il n’est pas mieux que les autres… c’était ça que je voulais dire.

          Répondre

  5. Anaëlle

    22 février 2017 à 21 h 05 min

    Bonsoir Elenna,

    J’ai découvert ton article ce matin et depuis il me trotte dans la tête c’est pourquoi je viens également y laisser un commentaire.

    Je partage ton avis pour certaines choses mais pas toutes, comme les lieux de culte car je n’y vois pas d’intérêt.

    Il me semble que la meilleure façon d’être respecté est de respecter d’abord les croyances et les valeurs d’autrui.

    Je pense que lorsqu’on trouve sa voie, on se détache de ou ce qu’on a pu lire, de tout ce qu on a pris pour modèle ou qu’on a intégré comme vrai pour se faire notre propre opinion. Il est normal et sain de s’en affranchir de ce qui ne nous correspond pas. Et sur ce plan là nous avons bien compris que tu étais en train de nous faire une belle indigestion du monde bdsm tel que tu pensais l’avoir perçu au début de ta soumission.

    Bien entendu le monde bdsm n’est pas meilleur que le monde vanille, pourquoi le serait il ? Accepter les différences, ne jamais juger, est-ce vraiment possible ? La nature humaine est ainsi faite, nous jugeons, tout le monde le fait, et je ne croirai pas celui qui me viendra me dire le contraire.

    Tout dépend donc sur quelle personnes on tombe que ce soit dans le monde vanille ou chocolat. Je citerai un exemple qui n’a pas demandé à être là mais c’est celui qui me vient en tête, c’est celui d’Elerinna. Depuis quand la connaissons nous ? Près d’une année je pense ? Ce qui veut dire que nous étions au début de notre relation D/s alors qu’elle vivait déjà sa relation depuis quelques années. Je ne l’ai jamais cependant entendu se mettre en avant par rapport à nous et jamais je nous ai senti jugé ou considéré comme inférieures à elle bien que soumise « débutante ». C’est un exemple d’intelligence et de tolérance.

    Tout le monde n’est comme elle (les vanilles jugent aussi les différences), pour autant je n’ai jamais senti réellement de méprise à l’égard des vanilles dans le monde bdsm.

    Pour ma part, j’ai une part vanille, une chocolat, je ne renierai pas ce que j’ai vécu en mode vanille car certains grands moments de ma vie sont aussi là.

    J’ai cherché ce qui me gênait dans cette notion de respect telle que tu l’évoques. Je n’ai aucun problème avec le protocole, pour autant je ne me sens pas mouton, il me plait tout simplement. L’usage du Vous ne me pose pas de problème, ce n’est pas pour autant que tous ceux qui se disent doms m inspirent du respect. J’étais d’accord avec toi en disant que tu respectais avant tout l’être humain, ta factrice, ton boulanger… avant de respecter un statut

    Ce qui m a permis de mettre le doigt sur ce qui me gênait. C’est cette image de la balance plus/ moins, une soumise doit plus respecter un dom donc le dom respecte moins la soumise.

    En tant que soumise je respecte aussi énormément les soumises.. et pas seulement les doms, tout comme je respecte les gens dans la vie de tous les jours qui en valent la peine . Si on ne regarde que le côté D/s, y a t il forcément toujours ce plus moins ?

    Est ce que l usage du « tu » empêche de respecter la personne à qui on s’adresse ? Je ne pense pas.

    Un de tes exemples m’a interpellé : celui de la vendeuse de chaussures. Je me demande si en l’écrivant c’est à moi que tu as pensé ? Je me suis effectivement retrouvé sans culotte à essayer des chaussures avec la vendeuse à mes pieds. Mais je n’ai jamais dit que je lui avais imposé ma nudité, à aucun moment pour la simple raison que je ne portais pas de jupe ras la touffe et que si moi j’étais gênée et consciente que e ne portais rien dessous elle ne pouvait pas le deviner.

    Nous faisons également très attention à ne pas choquer, aux enfants… et quand je me retrouve à genoux en public ça n’est pas pour moi choquant. Il n y a rien de sexuel, les enfants s amusent à trainer à terre, ça leur parait surement plus normal qu un adulte mais que peuvent ils en penser ? Que je suis un peu curieuse peut être

    Je ne pense pas non plus qu on se sente mieux intégré parce qu’on va à de soirées, ou qu’en respectant le protocole on cherche une approbation, il s’agit de faire ce qui nous parle et ce qu’on a envie d’explorer.

    Je te souhaite une bonne soirée,
    Ta marmotte

    Répondre

    • Elenna

      22 février 2017 à 21 h 34 min

      bonsoir ma petite marmotte,
      oulala non je t’assure que pour la vendeuse de chaussure, je ne pensais pas à toi, je suis d’ailleurs assez sur le cul que tu puisses le prendre pour toi, c’est un exemple que j’ai lu, il y a bien longtemps… on ne se connaissait pas… donc non je ne pensais pas à toi et je ne suis pas rentrée dans les détails de cet exemple, mais je ne pense pas que tu te sois installée les jambes grandes ouvertes face à la vendeuse qui aurait été entre tes jambes pour un essayage de chaussures et qui donc aurait eu à hauteur de ses yeux ton sexe… c’était exactement ce que cette soumise racontait… et moi aussi je suis cul nu sous mes robes et jupes et je vais pourtant dans les magasins de chaussures, mais tout comme toi, je n’exhibe pas mon sexe…
      pour le respect, tu remarqueras que je n’ai aucunement insinué que les soumis entre eux ne se respectaient pas… je n’ai pas dit non plus que les dom (les « bons ») ne nous respectaient pas, mais qu’il y a une différence que l’on devrait marquer pour une histoire de statut…
      je n’ai jamais dit non plus que tout le monde était intolérant, ou tout le monde se la pétait grave… je crois que décidément, je ne dois pas parler très français car j’ai dit que « on remarque que ce monde n’est absolument pas différents des autres »  » Mais je sais qu’elle est aussi composée de personnes intéressantes et réfléchies qui peuvent me faire évoluer dans mon cheminement personnel, même s’ils ne le savent pas », je n’ai pas mis tout le monde dans le même panier… ce qui me gène, ce qui me provoque une indigestion, comme tu dis, ce n’est pas le monde que j’avais cru voir aux premiers abords, non c’est celui que je vois aujourd’hui car j’ai gratté le beau vernis et qui malgré ses défauts qui se voient comme le nez au milieu de la figure, continue à dire que ici c’est trop trop plus mieux… et franchement l’hypocrisie, le tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil, oui ben ça va 5 min, mais ce n’est pas parce que ce n’est pas pire ici qu’ailleurs, que c’est mieux…
      je te souhaite aussi une bonne soirée
      Elenna

      Répondre

  6. Le Comte Anonyme

    23 février 2017 à 14 h 45 min

    Cela fait plusieurs jours que j’ai gardé votre billet en non lu dans mon lecteur de flux RSS. Je l’ai lu, j’ai adhéré, j’avais envie de répondre mais en même temps je ne savais pas quoi. J’ai donc lu les commentaires et attendu de voir si mon cerveau allait percuter.

    Je viens de relire le début de l’article et ça a fait tilt. « Il y a quelques temps, j’avais écrit sur le fait de ne pas savoir de quel monde je suis, depuis j’ai continué à réfléchir sur la question, tout en continuant mes tours sur le net et les discussions sur le sujet pour pousser plus loin ma réflexion…»
    J’avais déjà beaucoup aimé l’article « De quel monde suis-je ? ».

    La question n’est finalement pas propre au BDSM, ou à l’opposition vanille / chocolat. C’est une question de degré d’adhésion à une communauté. Et quand je dis adhésion, ce n’est pas forcément avec participation physique ou carte de membre, mais adhésion au sens large.

    Au fil de la vie, de nos découvertes, de nos réflexions, de nos rencontres, de nos lectures, de nos activités nous avons tous été confronté à la découverte d’idées ou de théories que l’on ignorait ou méconnaissait. Dans l’immense majorité des cas, ce ne va pas plus loin que le stade de la découverte, puis on l’oublie aussitôt. Des fois cela va un peu plus loin, on se renseigne, on observe. Et dans un petit nombre de cas, la curiosité, l’attrait, l’adhésion aux idées nous pousse encore plus loin, jusqu’à pénétrer des “initiés” de ces théories : la “communauté”.

    Quand on s’intéresse à un domaine, il arrive toujours un moment où on finit par s’intéresser aux gens qui font vivre ce domaine. À noter qu’il y a aussi la voie inverse : découvrir une communauté sans rien savoir des idées qui la fédèrent, découvrir les gens avant les idées.

    De nature un peu asociale, aimant bien découvrir par moi-même, j’ai surtout emprunté les premiers chemins, les idées avant les gens. Et invariablement, la découverte de la communauté m’a refroidi. Et pourtant j’ai souvent fait l’effort d’essayer de m’y intégrer. Mais quelque-soit le sujet, j’ai été déçu, quelque-soit mon degré d’adhésion aux idées. Guéguerre, lutte de pouvoir, déformation des idées, différence d’appréciations, besoin de se créer des adversaires, et souvent de les stigmatiser, débats phagocytés par des problèmes organisationnels… On y entre pour la beauté de l’idée et en quelques semaines on sait même plus pourquoi on est là.

    Certains adorent ça. Car une communauté ça n’a pas que des inconvénients. Il y a de l’entre-aide, de la camaraderie, cela donne la sensation d’appartenir, d’être utile.

    Mais dans une communauté il faut savoir aussi se mettre en rang, se ranger derrière une décision, fermer sa gueule à certains moments, être diplomate. Sinon on est classé “Électron libre”. Dans ces cas-là, on préfère souvent s’en éloigner. Ne garder que les bonnes idées et se faire sa propre tambouille avec.

    C’est pas grave, c’est très bien aussi. Et de toute façon on recommencera, on est certes asocial mais on aime partager les idées. Le seul écueil c’est celui de l’autarcie, du je-m’en-foutisme.

    Dans votre cas vous n’êtes pas un Électron libre, vous avez au moins un proton à vos côtés (bonjour à votre Maître) ;-)

    Répondre

    • Elenna

      24 février 2017 à 1 h 50 min

      Bonjour, bonsoir Le Comte Anonyme,
      Votre commentaire me fait très plaisir dans le sens où vous avez compris ce que je voulais dire dans mon texte… et vous avez entièrement raison par rapport au degré d’adhésion.
      Et comme vous, mon côté asocial mêlé à ma curiosité me poussent d’abord vers les idées mais à un moment, il faut que j’analyse plus en profondeur… On me dit régulièrement que je réfléchis trop, que je me prends la tête pour des conneries etc… c’est possible mais je ne peux pas me présenter comme faisant partie d’un groupe, d’une communauté si je n’adhère pas aux pensées mais aussi si je ne me sens pas « proche » des personnes qui la composent…
      Malheureusement cette communauté montre une mauvaise image d’elle même (à mes yeux) et bien que les idées sur les relations de couples D/s me touchent, le reste souvent non… bien sûr que j’y ai fait de belles rencontres et en ferai encore, du moins je l’espère sincèrement et que je continuerai à aider si on vient vers moi de nouveau mais ça ne me fait pas oublier le reste et je n’ai pas une envie fabuleuse de rentrer dans le rang et bien que je fasse beaucoup d’efforts, j’ai pas mal de difficultés avec la diplomatie et sur le fait de fermer ma gueule, à un moment, ce n’est plus possible, il faut que ça sorte… mon Maître me dit que je ne changerais pas le monde, je n’en ai pas la prétention, mais ce n’est pas une raison pour se taire et puis si je peux faire réfléchir ou déculpabiliser certaines personnes qui ne se sentiiraient pas assez ci ou ça, j’en serais ravie…
      Merci encore d’avoir pris le temps de la réflexion et de l’avoir partagée.
      Elenna

      Répondre

      • Le Comte Anonyme

        24 février 2017 à 11 h 29 min

        La misanthropie n’est pas loin, je connais ça :-)
        Votre Maître a raison, vous ne changerez pas le monde, ni les gens. Mais c’est jamais inutile de dire son désaccord, même de façon véhémente : déjà ça détend et c’est pas rien, et quelque fois cela fait bouger les lignes. Votre coup de gueule a cette légitimité.

        Après il faut reconnaître que la majorité des gens n’écoute pas les « râleurs » quand c’est fait sur un ton de colère. C’est dommage, la colère est souvent juste, mais comme elle est aussi connue pour être mauvaise conseillère, c’est facile de disqualifier des propos pour leur ton.
        Mais il faut distingué la colère passagère, celle qui vient d’un coup face à un événement non prévu, et là effectivement on peut avoir tendance à être excessif, de la colère sourde, qui dure, et qui de temps en temps fait surface, celle là est plus réfléchie.

        Personnellement, j’essaye de maîtriser cette colère. Je sens bien qu’elle est juste mais je sais aussi que je suis plus convainquant quand je la contient. Mais c’est pas facile :-)

        Répondre

        • Elenna

          24 février 2017 à 11 h 46 min

          Je ne déteste pas les gens, j’ai du mal avec l’hypocrisie, avec le fait que certaines personnes puissent dire qu’ils pensent « blanc » et agissent « noir »…
          Pour cet article, on va dire que c’est de la colère sourde, elle est montée souvent, je l’ai souvent contenue, ou juste laissée sortir un petit peu pour faire diminuer la pression. Mais là, un petit relâchement de pression n’était plus suffisant.
          J’ai pris du temps à écrire cet article pour ne pas être trop trop véhémente mais qu’il reste tout de même le fond de ce que je voulais dire. Il a été très compliqué à écrire tant sur le fond que la forme…
          Il est des fois, où on a vraiment besoin de montrer qu’on n’est pas aveugle face à certaines choses et qu’être en relation D/s ne veut pas dire que je cautionne tout.

          Répondre

  7. Le Comte Anonyme

    24 février 2017 à 14 h 49 min

    Je plaisantais pour la misanthropie. Il est bien entendu pas question de détester les gens en général.

    Pour le reste, c’est comme ça que j’ai compris votre article. Il avait le bon ton. Tiraillement entre être ouvert, ne pas juger mais en même dire que l’on n’est pas d’accord avec certaines choses. Y’a pas si longtemps je me suis fait taper sur les doigts pour le même genre de chose, et je n’oublie pas votre commentaire d’alors.

    Répondre

    • Elenna

      24 février 2017 à 15 h 16 min

      Ce n’est pas vraiment un tiraillement entre ne pas juger, car clairement je juge, et être ouvert mais ne pas vouloir être vue comme une folle furieuse car comme vous le dites, on ne les lit pas et surtout la peur de blesser certaines personnes et même en faisant attention, j’ai tout de même réussi apparemment… pourtant loin de moi cette intention… ce n’est pas parce que quelque chose me chatouille sévère que je mets tout le monde dans le même panier… et surtout je parlais de manière générale, de vision globale des choses…

      Répondre

  8. Audioslave

    26 février 2017 à 21 h 12 min

    Bonsoir Elenna,

    Voilà bien des fois que je relis cet article et il me parle vraiment beaucoup. J’ai moi-même découvert le BDSM sur le papier et force m’a été de constater que l’ouverture d’esprit, l’acceptation et la tolérance prônées étaient de vains mots. Je ne m’y retrouve pas non plus, et je le regrette profondément. L’idée était séduisante, les principes alléchants. Pouvoir être compris et acceptés avec nos différences ou malgré elles. Pour ma part, je ne m’inscris pas dans la norme BDSM. Parce que oui, il y en a une, comme partout. Et ça, je peux comprendre. Mais pour une mouvance (pour moi il s’agit plus de ça) qui se targue d’être ouverte, j’ai vite déchanté.

    Pour parler du protocole, il ne me gêne pas. Le mien est primordial, celui des autres les regarde. Je ne souhaite pas l’adopter, donc, je reste chez moi et je ne vais pas m’imposer chez eux. Quand je parle de chez eux, je pense à des soirées spécifiques. Il y a des règles, des façons de faire que nous sommes censés connaître et accepter avant d’y aller. Et c’est là que le bât blesse en ce qui me concerne. « Chacun son BDSM ». Le mien est privé. Il ne concerne que mon Maître et moi. Si je comprends tout à fait les autres façons de faire, j’ai souvent la sensation que la réciproque n’est pas vraie.

    En dehors de ces soirées, je suis, en ce qui me concerne (en dehors de précisions particulières), en « eaux internationales ». A savoir, aucun protocole ne s’applique, si ce n’est celui du bon sens et de l’éducation de base. Celle que nous avons tous reçu, celle qui fait que nous respectons et témoignons du respect à tout être humain. Cette même éducation que nous dispensons à nos enfants. Si elle était si mauvaise que ça, le ferions-nous ?

    Je me pose souvent la question par rapport au tutoiement. Pour des personnes tellement à cheval sur le protocole, ne devraient-elles pas au minimum demander l’autorisation des personnes à qui elles s’adressent et en tout état de cause à leurs Maîtres ? Le tutoiement n’est pas un manque de respect sauf s’il est imposé. La politesse veut que l’on s’enquiert de ce genre de chose avant d’en user. Chacun sa sensibilité.

    Je vais m’arrêter là sinon je serais trop longue. Mais je pense sincèrement que les personnes ayant une relation D/s telle que la nôtre sont bien plus nombreux qu’on ne peut le penser. Il n’y a qu’à voir le nombre de ceux qui ont aimé ce texte.

    Amicalement,

    Audioslave

    Répondre

    • Elenna

      27 février 2017 à 21 h 28 min

      Bonsoir Audioslave,
      Pour le protocole, je ne suis pas contre dans la relation avec mon Maître, j’adore ça, j’en ai besoin.
      Pour le protocole extérieur, je ne suis pas contre non plus, tant qu’on n’essaye pas de m’imposer quoi que ce soit… J’ai beaucoup de mal avec le fait qu’on veuille m’imposer des choses en fait, sauf quand ça vient de mon Maître car je lui ai donné ce droit en lui offrant ma soumission.
      Je partage complètement la vision des « eaux internationales », j’aime beaucoup l’expression d’ailleurs :) .
      Pour le tutoiement, ce qui me gène c’est quand il est imposé sans qu’on me demande mon avis et surtout qu’il ne soit pas réciproque… La différence de traitement, je ne l’offre qu’à mon Maître, les autres comme je l’ai dit, je ne leur dois rien, pas plus qu’ils ne me doivent quelque chose à part le respect que l’on doit à tous…
      Merci d’avoir commenté, ça me fait très plaisir :)
      Amicalement,
      Elenna

      Répondre

  9. sandratales

    26 février 2017 à 21 h 57 min

    Bonsoir Elenna…
    Je me permets d’intervenir aussi pour témoigner combien votre article était intéressant à lire pour moi. En effet à part des blogs et une confidente a qui j’écris je ne côtoie personne en dehors de mon Maître avec qui partager et c est justement aussi la peur du rejet ou du jugement car trop novices qui nous imtimide à rencontrer du monde du milieu où aller simplement en soirée . Je trouve votre réflexion très intelligente et du coup votre article fait juste du bien.merci beaucoup.
    Cordialement

    Répondre

    • Elenna

      27 février 2017 à 21 h 19 min

      Bonsoir Sandratales,
      Ma non envie d’aller dans des soirées ne vient pas du tout du jugement car je serais intimidée… Ça ne me parle carrément pas pour plusieurs raisons dont certaines sont exposées dans cet article…
      je suis contente que mon article vous ai fait du bien.
      je vous souhaite une bonne soirée
      Elenna

      Répondre

  10. Monsieur G.

    2 mars 2017 à 1 h 01 min

    Bonjour Elenna,

    Répondre

  11. Monsieur G.

    2 mars 2017 à 2 h 23 min

    Bonjour Elenna,

    Excusez cette manipulation hasardeuse.

    Je me permets de poster sur un sujet qui me semble intéressant, je suis vos péripéties depuis quelques temps.

    Votre vision est, par bien des points, non dénuée de sens. Elle est personnelle et suffisamment générale pour être comprise par un grand nombre.
    Un certains militantisme s’en dégage. Une prise de position.

    Vous avez une certaine aversion pour une certaine population de doms qui se supposent tels. Soit.
    Il est vrai qu’un dom, pas plus qu’une soumise n’a travaillé pour l’être, pour autant qu’ils le soient, mais il y a un travail ensuite qui vient avec le temps et la pratique. Certes tous ne le font pas et ne le voient pas de cette façon. C’est regrettable, j’en conviens.
    Je reprends vos exemples des soirées et des lieux de culte, et je suis d’accord avec vous, mais une soirée peut-être considérée comme un lieu de culte, s’y rendre signifie de se plier aux règles, à minima, et donc de s’être renseigné avant, pas d’en supposer les comportements. Il semble que vos lectures vous donnent une vue un peu trop mélangée et hasardeuse.
    Je vous rassure, je suis dans le même cas que vous.

    Pour « l’incident » du magasin de chaussures, je suppose que la soumise peut-être vue comme une « vraie, bonne soumise » par ses condisciples puisqu’elle a fait ce que son dom voulait qu’elle fasse. Le dom serait à condamner alors.
    Mais je ne demanderai pas ce genre de preuve à ma soumise. Il semblerait que certains doms passent leur temps à demander des preuves de soumission sans pour autant apporter des preuves de leur domination.
    Question de point de vue je suppose…
    Pour « l’insulte vanille », il est possible que ce soit une forme de rejet de ce mode de fonctionnement qui pousse à le considérer comme inférieur, moins bien assumé. Je me positionne alors, avec ma soumise, comme un couple vanille assumé.
    Pour moi, une relation D/s est ma norme. Respect de l’autre, de son statut, de l’échange, de la confiance, toutes ces choses qui font, devraient, faire parties d’une relation de ce genre. Il faut que cela fonctionne dans les deux sens, relation ou monde.

    Pour ce qui est de juger, il semble que le mot ne soit pas perçu de la même façon par tout le monde également, peut-être encore plus dans le BDSM. Le sujet est très sensible.
    Pourtant, tous le monde s’accorde pour dire que la pensée unique, c’est vraiment nul…

    Amicalement.

    Répondre

  12. Elenna

    2 mars 2017 à 8 h 19 min

    Bonjour Monsieur G,
    je me disais bien que c’etait court comme commentaire ;)
    Il est clair qu’il y a une prise de position, de militantisme dans mes propos, je n’ai pas envie que l’on m’impose des choses, de subir une différence de traitement sous prétexte de, le seul à qui j’ai donné ce droit est mon Maître (et avec lui ce n’est pas subit, c’est un choix que j’ai fait en toute conscience) et puis je n’arrive pas à comprendre pourquoi il y a cette insistance sur ces si belles valeurs alors qu’elles ne sont pas plus présentes qu’ailleurs, et ça me chatouille un peu… je ne dis pas que dans les relations de couple ça n’existe pas, d’ailleurs je n’ai aucun soucis avec ce qui se passe à l’intérieur des couples, chacun sa norme et c’est très bien comme ça, non ce que je regrette, c’est que ça ne s’étende pas autant que « promis » au delà…
    Pour la comparaison des soirées avec les lieux de culte, je suis d’accord, on se plie au règles si on veut y aller, c’est une des raisons qui fait que je n’ai aucune envie d’y traîner mes guêtres, le protocole extérieur me file des boutons…
    Pour la soumise du magasin de chaussures, bien sur que le dom est à blamer, mais elle aussi. Dans une telle situation, j’aurais désobéi et expliqué mon point de vue, j’aurais été punie peut être mais j’aurais été en phase avec mes convictions et vu comme elle écrivait, on sentait bien qu’elle n’a pas du tout été bousculée par ce qu’a pu ressentir cette vendeuse, je ne sais même pas si ça l’a effleurée une seconde et là moi j’ai du mal beaucoup de mal.
    Pour la question du couple vanille, je pense comme vous, quand nous sommes passé en relation D/s, nous n’avons rien perdu, nous avons gagné des choses, nous n’avons pas perdu le côté vanille, nous avons juste gagné le côté D/s, notre norme à nous, nous sommes en relation 24/7, je suis toujours à son service mais ça ne nous empêche pas de partager des moments vanille…
    Je vous souhaite une bonne journée
    Amicalement
    Elenna

    Répondre

  13. DEPHYSIOS

    7 mars 2017 à 18 h 05 min

    Très intéressant. J’ai moi aussi commencé à prendre mes distances avec la communauté BDSM sans pour autant couper les ponts car tout n’est pas mauvais. Comme je le dis souvent, ma règle fondamentale est de vivre selon mes propres lois du moment qu’elles respectent celles de la République. Pour ce qui est de fetlife, je m’y suis inscrit mais honnêtement je ne m’y sens pas vraiment à ma place. Du coup, je n’y vais que très rarement.

    À très bientôt. Je découvre le blog et il me plait beaucoup.

    Répondre

    • Elenna

      7 mars 2017 à 20 h 22 min

      Bonsoir,
      Je ne jette pas tout aux orties, mais il y a juste des choses qui m’insuportent réellement et j’ai fini par avoir envie de le dire… mais comme je l’ai dit il y a aussi des personnes intéressantes et enrichissantes dans ce monde…
      Merci pour votre avis sur mon blog.
      Je vous souhaite une bonne soirée.
      Elenna

      Répondre

  14. Sakura

    21 mai 2017 à 17 h 48 min

    Merci pour cet article Elenna. Je n’ai pas encore une pratique assez large, trop novice que je suis, pour en émettre un jugement.

    Mais à la lecture de ton article, je comprends surtout que le monde du BDSM n’est pas plus différent que n’importe quel autre milieu, où tout un chacun se jauge, se juge.

    Certains pensant valoir mieux que d’autres, ou pensant avoir une connaissance plus absolue de l’univers où ils évoluent, se plaçant souvent en  » maître es milieu qu’il occupe  ».

    Chaque pratique, que ce soit BDSM ou autre, à ses codes dogmes, valeurs. Et fort heureusement, chacun garde la liberté d’y puiser les éléments qui lui conviennent. Et repousser ceux qui ne sont pas en accord avec sa façon de percevoir son milieu. Et je parle au sens large des milieux,BDSM ou non.

    Les normes sont pour moi des carcans qui enferment les individus dans une recherche d’identité absolue, et de copier /coller. J’aime développer mon propre sens critique, tirer les conclusions nécessaires à mes expériences, que ce soit dans ma vie vanille, ou dans celle que j’occupe aux pieds de mon Maître.

    Il n’y a, à mes yeux pas de bon ou de mauvais milieu, mais de bonnes et mauvaises personnes oui.
    Et libre à chacun d’y faire le tri, et en bonne intelligence, de ne pas choisir d’être un mouton, formaté, convenant au moule, pour pouvoir être accepté par les autres.
    Pour moi, c’est un signe d’intelligence, d’indépendance.

    Peut-être du aussi au fait que j’ai toujours eu conscience que ma vie, personne ne peut la vivre à ma place, et que de fait, les jugements d’autrui sont pour moi aussi important que les ingrédients qui composent mon paquet de chips (c’est fait avec des patates je crois bien ^^).

    Ton ressenti est bien évidemment tout personnel, il t’appartient. Il est riche en arguments, il est toi. Et c’est en cela qu’il force le respect.
    La richesse de tout un chacun n’est pas dans la ressemblance, mais dans la différence.

    Alors merci d’avoir enrichi ma journée, éveillé ma réflexion.

    Et comme j’ai dit plus haut, je suis incapable encore aujourd’hui de juger. Mais mes lectures sur le net m’ont fait toucher du doigt les sujets que tu abordes. Tu as su y mettre les mots.

    Encore merci pour ton partage.

    Sakura
    Soumise de Maître Katsuo
    http://soumise-sakura.com

    Répondre

    • Elenna

      21 mai 2017 à 22 h 44 min

      Tu as tout à fait raison, ce n’est pas différent qu’ailleurs et ce qui m’agace c’est cette propension à vouloir dire que si.
      Tu as raison d’agir comme tu le fais, et puis comme on dit à trop vouloir rentrer dans le moule, on finit par ressembler à une tarte ;)
      Merci encore pour ton commentaire
      Bonne soirée, au plaisir de te relire :)
      Elenna

      Répondre

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